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La Politique Etrangère et de Sécurité Commune de l'Union européenne en 1995- Droit international humanitaire Antonio Tanca1 L'année 1995 a été caractérisée par
une pluralité d'événements mineurs qui se sont
déroulés un peu partout dans le globe, et surtout par la
persistance de certaines questions, qui étaient ouvertes au début
de l'année, et qui n'ont pas trouvé (ou pas complètement)
une résolution à la fin de l'année, telles que le conflit
dans l'ancienne Yougoslavie, le conflit en Tchétchénie ou le
processus de paix au Moyen-Orient. L'année 1995 est aussi la deuxième année de
fonctionnement de la PESC et, tout comme l'année
précédente, elle a été caractérisée
par l'adoption par les Quinze d'un certain nombre d'actes juridiques
contraignants tels que Positions Communes et Actions Communes, qui s'ajoutent
aux déclarations normalement publiées par la Présidence au
nom de l'Union ou par l'Union elle-même. Cette revue ne prend pas en considération la totalité des
activités qui se sont déroulées dans le cadre de la PESC,
y compris celles de nature opérationnelle. Elle sera limitée aux
prises de position de l'Union qui gardent un poids du point de vue du droit
international. 1. Conflits armésEx-Yougoslavie Le conflit an-né international le plus important, qui a continué à se dérouler, souvent de façon très dramatique, pendant l'année 1995, a été celui en ex-Yougoslavie. La situation en ce pays a été suivie de très près, l'Union européenne s'étant aussi engagée dans des activités opérationnelles sans précédents, telles que l'administration de la ville de Mostar poursuivie pendant toute l'année 1995.2 En tout état de cause l'événement le plus important à reporter est la signature de l'accord de paix en Bosnie-Herzégovine, qui a eu lieu à Paris le 14 décembre 1995. Le Conseil européen a immédiatement après, salué cet événement lors du sommet de Madrid du 15 et 16 décembre 1995. Dans la déclaration annexée aux Conclusions de la Présidence on a affirmé ce qui suit: [ ... ] Le Conseil européen accueille avec la plus grande satisfaction, comme un pas majeur, la signature de l'accord de paix en Bosnie-Herzégovine, qui a eu lieu à Paris le 14 décembre. [ ... ] Croatie La position de l'Union vis-à-vis la Croatie dans le contexte du
conflit yougoslave et le rôle de la Forpronu dans ce pays
ont été réitérés au début du 1995
lorsque le gouvernement croate avait manifesté son intention de retirer
son consentement à la présence de la Forpronu sur son
territoire: «[ ... ] L'Union européenne est attachée à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de la Croatie dans ses frontières internationalement reconnues. En ce qui concerne les zones sous protection des Nations Unies, L'Union européenne exprime sa préoccupation des implications que la décision du gouvernement croate de ne pas accepter le renouvellement du mandat de la Forpronu pourrait avoir sur les efforts de la communauté internationale et sur l'ensemble du processus de paix en ex-Yougoslavie; elle appelle le gouvernement croate à réexaminer sa position. A cet égard, l'Union européenne considère avec satisfaction la signature des accords économiques du 2 décembre. Elle suit avec attention leur mise en oeuvre et elle espère que ceux-ci enclencheront une dynamique de paix qu'il importe de conforter. Elle encourage les Parties àaccepter le projet d'accord international relatif aux zones protégées par les Nations unies, lorsque celui-ci aura été soumis, et elle incite les autorités de la République fédérale de Yougoslavie (Serbie et Monténégro) à soutenir ce processus. [ ... ]4 - Droit international humanitaireIraq A la suite des opérations menées par la Turquie en Iraq du
nord contre les guérillas kurdes FUE a fait la déclaration
suivante: «Lors de sa visite à Ankara le 23 Mars, la Troïka
ministérielle a exprimé sa préoccupation au sujet de
l'intervention turque en Irak du Nord et des risques encourus par les
populations civiles, notamment les réfugiés. Elle a
demandé qu'il soit mis fin rapidement à cette opération.
Elle a pris note des assurances données par les autorités turques
sur la durée limitée de l'intervention militaire en Irak du Nord
et sur la protection des populations civiles. Compte-tenu de déclarations récentes et de contacts officiels avec certains dirigeants turcs quant à la prolongation et aux objectifs de cette opération, l'Union européenne exprime a nouveau sa vive préoccupation, réaffirme la nécessité d'un strict respect des droits de lHomme et du droit international humanitaire, et demande le retrait des troupes turques dans les plus brefs délais. [...]»5 - accords d'armisticeCorée «L'Union européenne regrette vivement l'expulsion par les
autorités nord coréennes des officiers polonais membres de la
commission de supervision des nations neutres le 28 février. La Présidence avait demandé officiellement le mardi 21
février à la RDPC de reporter ce ultimatum. Cette action unilatérale de la RPDC viole les termes de l'accord
d'armistice. La RPDC essaye depuis plusieurs années de remettre en cause le
dispositif mis en place par l'accord d'armistice qui a mis fin à la
guerre de Corée L'Union européenne rappelle que l'accord d'armistice ne peut
être modifié par une seule des parties Elle souligne qu'aucun traité de paix se substituant à l'accord d'armistice ne pourra être négocié sans que le gouvernement de la République de Corée y soit associé».6
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